Des itinérants de l’Outaouais rêvent à Cuba…. ben pas moi!

Je ne peux pas m’empêcher de partager avec vous cette nouvelle entendue à la radio ce matin. 

Des itinérants (sans abris) économisent pour aller à Cuba…

Des sans abris ont pris l’engagement d’économiser pour partir en voyage l’année prochaine. Un petit rappel : 
– Ces gens n’ont pas de logements
– Ces gens vivent de l’aide sociale (500 $ par mois)
– Comme on l’a vu dans l’émission Naufragés des Villes , il est loin d’être facile de vivre avec moins de 20$ par jour. C’est toute une affaire de se trouver un logement, un emploi, de quoi manger, se soigner (même un ptit rhume)…

Et là on vient nous apprendre que des itinérants ont décidé, ont fait acte de volonté d’économiser 45$ par mois pour se payer la moitié du voyage… et que la seconde moitié sera payée par une levée de fonds.

Oui, une levée de fonds pour payer un voyage à quelqu’un.

Même pas un voyage humanitaire, non, un voyage pour aller nager avec les dauphins… non mais c’est pas énorme comme arnaque ça? Quelle image ça donne de la société à ces gens qui sont déjà complétement perdus!

Qu’ils fassent un voyage en Haïti pour aller aider à reconstruire, qu’ils aillent aider les gens du Richelieu qui sont inondés depuis 2 mois, mais qu’ils aillent se dorer la pilule une semaine à Cuba…. ben sans moi! C’est certain que je donnerais pas d’argent pour ça!

J’ai beau essayer de ne pas juger, je n’en suis pas capable. Ce matin, je suis en colère contre cette société de consommation qui perd ses valeurs. Cet argent économisé, ils pourraient s’en servir pour n’importe quoi d’utile : louer un appartement en colocation, acheter à manger, des médicaments, …. Mais non, ce sera utilisé de manière consommatrice  et futile : on part nager avec les dauphins à Cuba.

Ben moi, ça passe pas. Ça reste en travers de ma gorge. Je pense à mon projet de bed & breakfast où chacun serait accueilli pour son talent et non pour son argent. Je suis certaine que ces personnes pourraient trouver un sens à leur vie en venant nous aider et vivre avec nous. Et ce serait durable en plus!

On a beau dire, ça leur permet de se fixer des objectifs et d’apprendre à gérer un budget, je suis convaincue que cela ne fonctionnera pas .
– L’objectif est trop loin. Un initérant ne voit pas sa vie dans un an. On l’a très bien vu dans la série d’émissions Naufragés des villes. Un jour à la fois c’est la devise.
– Les conditions de vie font aussi que les maladies mentales et physiques se développent plus rapidement. Est-ce que ces personnes seront aptes à aller à Cuba dans un an?

Bref, je cherche, je cherche, mais je ne trouve rien de bon à cette initiative. Faut dire que je suis déjà contre les “resorts”  et les voyages de consommation dans le Sud… alors ça aide pas… si vous avez des avis différents, je suis preneuse et ouverte d’esprit!

Lire l’article de Radio-Canada

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13 Responses to Des itinérants de l’Outaouais rêvent à Cuba…. ben pas moi!

  1. sylvia Antinozzi says:

    Tout ce que j’ai à dire c’est….bon déba….ah non je n’ai pas le droit de juger oups!

  2. Yahel says:

    Ah tiens, je ne suis pas de ton avis sur ce coup là.

    Il faut resituer la population dont on parle. On ne finis pas dans la rue par hasard. Il y a une espèce de schema reproduit à l’infini qui fait que pour des raisons ou d’autres ces gens là prennent systématiquement les mauvaises décisions.

    Le but d’une initiative comme celle là c’est de les aider à casser ces schémas en leur montrant que la volonté paye et qu’à partir de là tout est possible. Sauf que la carotte au bout doit être étudier pour répondre à leurs attentes à eux. Pas aux tiennes avec ta maison, ta nourriture, ton chéri, tes deux voitures et tout le monde qui te sourit dans la rue parce que tu es jolie. Non ces gens là sont “égoïstes”. Ils l’étaient déjà ou le sont devenus à force d’humiliations. C’est une mécanisme de défense normal : Personne ne fait attention à moi, et j’ai déjà du mal à survivre alors franchement je vois pas pourquoi j’irais aider en Haïti pour y retrouver les même conditions de logement et d’insalubrité que je connais déjà au jour le jour en Ottawa.

    Est-ce que 100% des participants vont aller à Cuba parce qu’ils auront réussi ? Non ! Est-ce que 10% de ses gens vont aller Cuba, peut être pas, mais si même une seule de ces personnes venait à s’en sortir grâce à un programme comme ça…Retrouvait du travail, fondait une famille, est-ce que ça ne vaudrait pas le coup ? Ca coûte combien une vie humaine dans de bonnes conditions.

    Finalement trois choses :
    1) Un programme comme ça, même si ce n’est sûrement pas parfait et même si ça ne va pas au bout montre quand même à ces gens que contrairement à l’indifférence qu’ils subissent tous les jours, il y a quand même des gens qui sont là pour leur parler, leur proposer des choses et que la société dont il se sont mis en marge essaie tant bien que mal de pas les abandonner.

    2) Tu as absolument raison, c’est toujours mieux de faire durable, mais quand tu sais que 75% des SDFS ont une maladie mentale, les envoyer en Haïti parait difficile. Ils ont assez de problèmes là-bas pour ne pas qu’en plus ont leur envoie des gens que nous même ne savons pas gérer ici.

    3) 😀 Tu m’as donné envie de nager avec les dauphins et d’écouter la reine des cowboys fringants : http://www.youtube.com/watch?v=GoIZPzQ_k_M

    Sinon j’adore ton blog et j’espère que ton chéri va bien : ) Nous c’est l’été grave maintenant, on transpire toute la journée : D

    Bises (le contradicteur 🙂

    • melgatt says:

      Cher Contradicteur,

      Merci de m’avoir donné ton point de vue car j’avais du mal à voir le positif dans tout ça.
      – “Cassons le schéma dans lequel vivent ces personnes en leur montrant que la volonté paye.” je suis bien d’accord avec ce point-ci. On doit casser le schéma que la société leur a infligé. Or en les faisant consommer, on les place exactement dans le schéma sociétal actuel : je travaille, j’économise, je dépense, je travaille, j’économise, je dépense, etc…
      Ce que je propose c’est de casser ce schéma avec un autre schéma, celui d’une société qui pourrait leur redonner une vision positive d’eux-même sans vouloir les faire changer ou les faire agir selon les normes. Dans ma société/communauté (utopique peut-être), chacun est sa propre norme et son talent (donc plaisir) sera au service de la communauté.

      – Mon argument principal de colère était pas que ces itinérants partent en voyage (ça c’est secondaire), mais la façon de faire : il économisent la moitié du voyage et le reste c’est donné par des levées de fonds. C,est ce point-ci qui me fait sortir de mes gonds. Comme disait, un auditeur de Radio-Canada hier, “Moi j’ai toujours rêvé de faire un tour de Ferrarri…. je n’ai jamais eu la chance de le faire, vais-je faire uen levée de fonds pour autant?”. La réponse est NON.
      Une levée de fonds est faite pour aider à obtenir le nécessaire pour vivre, se soigner, pas le luxe.

      Voici ce que m’inspires notre conversation de ce jour : http://www.youtube.com/watch?v=prf4ARYgWcw .

      Bon courage avec la chaleur et gros bisous à la famille!

      mel

  3. Yahel says:

    Je pense que sue ce sujet tu te trompes de combat. On est pas entrain d’essayer d’améliorer des citoyens modèles. On est entrain d’essayer de sortir de la rue des âmes en peine. Tu ne peux pas apprendre a courir avant de savoir marcher. Pour eux c’est pareil, tu trouve le bonbon qui leur parle et franchement le civisme ils doivent l’avoir amer comme concept.

    Pour la levée de fond, c’est pareil. L’effort consenti pendant 1 an pour des personnes aussi mal en point dans la et le progrès réalisé pour obtenir Cuba correspond pour ton ami et sa Ferrari a economiser pour s’acheter une Porshe. La différence c’est que ton ami n’aura fait que consommer. Les SDFs eux auront peut-être gagné les clés d’une réadaptation sociale et surtout un toit sur leur têtes au lieux d’un pont.

    Mais je comprens la frustration de la classe moyenne. J’ai souffert(si on peut dire) toute ma vie de gagner trop mais pas assez. Ou le contraire 🙂

    Désolé pour les fautes, j’écrit depuis mon ipad de surconsommateur 😀

  4. Yahel says:

    Oh et bien sur continue de remuer nos consciences…j’aime beaucoup ta façon d’écrire. Bise la belle !!

  5. Remi says:

    Hum, ça me donne envie de donner mon avis. C’est en cela que ton blog est bien, les sujets sont divers, de qualité et inspirant.
    Pour ma part je suis en accord avec Mélanie. La raison qui pousserait les lecteurs à être du côté des homeless sur ce projet, serai causé par un raisonnement par l’affect. Vous savez, ces moment où l’on arrête de penser avec son cerveau et l’on se laisse porter par des sentiments de pitié ou de bienveillance rattaché à des sensations, et non à la raison.
    Pourquoi est ce donc scandaleux : pour le message renvoyé par la société. Peu importe qu’ils partent en vacances ou non, à titre personnel ou individuel, nous ne les connaissons pas et ne pas feindre se soucier de leur cas dans leur individualité, c’est rester honnête. Néanmoins, puisque nous sommes (et devons) être socialement responsable, il est nécessaire de se demander si ce projet est bon ou mauvais…pour la société, et non pour eux personnellement
    Et c’est en cela qu’il est mauvais, car c’est envoyer un signal fort d’injustice, incohérence et de non sens. La paix sociale est le bien le plus précieux d’une société. Chaque symbole qui l’attaque est à bannir. Et nous entrons dans ce cas. La pyramide de Maslow n’a pas à être renversé, et si je vous surprend à fantasmer sur la dernière BMW alors que vous arrivez à peine à financer l’éducation de votre enfant, je serai indigné au même titre que Mélanie sur ce sujet.
    Préférons la cohérence du système sociale avant l’affect dirigé vers l’individualité, et visons la paix sociale à n’importe quel prix. L’important, ce n’est pas si c’est juste ou pas juste, c’est le message que vous envoyez, et c’est la que ça merde.
    Vivement un autre sujet à polémique mel, lol
    Zoubi
    Rémi

    • Yahel says:

      J’adore les sujets polémiques 🙂 Salut Rémy !!

      L’affect ne nuit jamais à mon jugement : Je fais partie des 2% de la population mondiale qui as l’empathie la plus faible(pour de vrai, test réalisé sur 300 000 personnes à l’époque:). Je ne raisonne jamais en terme d’individualité. Et cependant je suis du côté des homeless, ou plutôt des porteurs du projet en question qui l’ont proposé aux SDFs. Pour plein de raisons :

      1. Tu es honnête, tu avoues ne pas te soucier du malheur de ces quelques personnes. C’est le cas de 99% d’entre nous. On s’en moque on a notre vie à vivre. Sauf que là ou ça coince dans une société c’est que très souvent les problèmes de tes voisins deviennent très vite un jour tes problèmes que tu le veuilles ou non. Qu’est ce qui est le plus injuste : Qu’un peu d’argent levé permette à des gens qu’on ne connais pas d’aller prendre des vacances mais surtout peut être de reconstruire leur vie ou une famille détruite par un coup de couteau malheureux à un distributeur pour récupérer $50.(Catastrophisme éhonté j’avoue 🙂

      2. L’injustice : Un citoyen normal lambda avec un salaire moyen, une maison moyenne, deux enfants moyens, un chien moyen, 5 semaines de vacances par an, un frigo rempli moyen, quand il va lire ce sujet dans le journal, il va se dire : “C’est dégueulasse, moi aussi je veux nager avec les dauphins”, puis il va changer de page de journal, il va lire un autre article et continuer sa vie moyenne. Impact sur la société : 0 !
      Un SDF que tu va sortir du trou, que tu va empêcher de nuire à la société sous quelque forme que ce soit, peut être même qu’en trouvant du travail il va payer des impôts, il va payer de la TVA, il va faire des enfants, il va participer à la société et même pour certains, ils vont aider d’autre SDF à sortir du trou(pass it forward style), rendant la société même encore un peu plus saine : Impact pour la société : 100 🙂
      La paix sociale n’a donc rien à craindre bien au contraire 😀

      3. La pyramide de Maslow est drôlement bien étudiée : Les SDFs les plus persévérants vont avoir un aperçu sympa de ce que pourrait être leur vie en se réintégrant pendant 10 jours et puis après c’est retour tout en bas de la pyramide dans le foyer d’accueil. Mais avec un but à atteindre.

      Les homeless à la plage ! Les homeless à la plage !! Les homeless à la plage 😀
      On fait des pancartes et on défile dans la rue ?

      Bises à tous.

  6. celle quidérange says:

    Bonjour à vous tous,

    Lorsque je lis tous ces commentaires autour de ce projet, je suis étonnée de voir à quel point les gens parlent à travers leur chapeau. De plus, la fermeture d’esprit, voir même l’envie, semble alimenter beaucoup d’entre vous. Laissez moi vous mettre aux faits:

    – Ces gens ne sont pas tous des sans abris
    – il y a des travailleurs et aussi des gens bénéficiaires d’aide sociale avec contraintes sévères à l’emploi
    – Aucun d’entre eux ont cessé de s’alimenter pour faire des économies. Certains ont arrêté de fumer, de boire et/ou de consommer différentes drogues
    – ils ne vont pas faire un séjour dans un tout inclus sur la pointe de Varadero dans un ghetto de touristes
    – ils se retrouveront dans des sites qui n’attirent pas vraiment le genre de touriste québécois qui se plaint car il n’y a pas eu de beurre au buffet et que la variété de fruit n’est pas assez grande
    – ils iront faire des activités d’aide humanitaire afin d’avoir un vrai contact avec la population et faire de ce voyage une aventure qui leur donnera une ouverture sur le monde ainsi qu’une autre vision de la pauvreté (pauvreté du sud)
    – les levées de fonds sont des activités durant lesquelles ils travaillent. Ils développent des compétences et constatent qu’ils sont capables de faire beaucoup plus qu’ils ne le croyaient.

    Ces participants, qui avaient une vie sans but, sans rêve, se projettent enfin vers l’avenir et font des choix plus sains dans leur vie. Pour les côtoyer au quotidien, je peux vous dire qu’il est tellement touchant et encourageant de voir les retombées de ce projet. Pensez-vous réellement qu’un week-end en camping ou l’achat d’un ordinateur pourrait être un levier assez puissant pour les amener à s’engager dans un processus aussi exigeant??? Ils participent à des réunions de préparation, ils demandent à apprendre et deviennent de plus en plus responsables.

    Pour ceux qui croit que le voyage est un luxe et n’est rien d’autre que de la consommation, c’est parce que vous n’avez jamais réellement mis les pieds dans un pays pauvre. Vous faîtes possiblement parti du groupe qui se retrouve dans les sites touristiques où tout se ressemble. Le voyage est une école de vie sans pareil et il n’y a rien de mieux que de se retrouver en terre étrangère loin de ses repères pour faire face à soi-même.

    Il faut redonner aux gens le courage de rêver. Avec le rêve, vient la motivation, la vision, et avec un but vient la mobilisation, la mise en action qui, assurément donne un sens à sa vie. Ce processus est encore plus grand que vous ne l’imaginez. C’est beaucoup plus qu’un voyage, c’est un travail, c’est une nouvelle énergie et une reprise de dignité.

    Pour ceux qui sont jaloux, sachez qu’il est possible de se payer ce type de voyage pour 450$ taxes incluses. Vous pouvez cesser de fumer ou encore diminuer votre consommation de bouteilles de vin ( 3 par mois) ou encore vous contenter de votre vieux téléviseur qui fonctionne encore et oublier le ”flat screen” Ah oui, il faut que vous sachiez pour l’hôtel… Il est possible que les chambres sentent un peu l’humidité et que le buffet soit redondant mais que voulez-vous??? Chacun ses priorités!

    • melgatt says:

      Chère Celle qui dérange,

      Je suis très heureuse de lire ton message car il apporte des informations nouvelles qui n’ont pas du tout été rapportées par les médias que je lis et écoute…

      Je suis soulagée de comprendre que ces personnes n’iront pas dans des tout-inclus, qu’ils travailleront lors des levées de fonds et qu’ils feront des activités humanitaires à Cuba. Aucune des ces informations n’ayant été dites et l’emphase ayant été mise sur “je vais nager avec des dauphins et je suis un sans-abris”, tu comprendras certainement nos réactions.

      En revanche, je me permets de te conseiller une lecture plus approfondie de mon blog et de certains billets sur la sur-consommation, sur le voyage dans les pays pauvres et les actions humaines, car ce sont des valeurs qui sont les miennes.
      “Pour ceux qui croit que le voyage est un luxe et n’est rien d’autre que de la consommation, c’est parce que vous n’avez jamais réellement mis les pieds dans un pays pauvre. Vous faîtes possiblement parti du groupe qui se retrouve dans les sites touristiques où tout se ressemble. Le voyage est une école de vie sans pareil et il n’y a rien de mieux que de se retrouver en terre étrangère loin de ses repères pour faire face à soi-même.” Je suis tout à fait d’accord avec toi car je ne fais pas des voyages de consommation et que je suis moi-même une immigrée qui fait face tous les jours à des changements culturels. qui, aussi minimes soient-ils, existent pareil.

      Nous sommes donc sur la même longueur d’ondes et je pense que la majorité des lecteurs de ce blog le sont aussi.
      Merci encore pour ton beau dérangement qui ne nous dérange pas du tout!

      Bonne continuation!
      Mel

  7. Séraphin says:

    Beau projet pour ceux qui rêvent d’autres cieux…

    Mais pour ceux qui rêvent plutôt d’acheter une maison voici un paradoxe de la loi sur l’aide sociale: “Vous pouvez économiser jusqu’à cinq mille dollars dans un compte de développement individuel pour acheter une maison d’une valeur jusqu’à quatre vingt dix mille dollars.”

    Maintenant comment faire pour acheter une maison avec seulement cinq mille dollars? Pourquoi on ne peut pas économiser plus que ça? Réponse: pour que personne n’y arrive afin qu’aucun jaloux ne crie au scandale économique.

    Pourtant ce serait faisable pour les personnes qui vivent en HLM, qui ne boivent, ni ne fument ni ne jouent au casino, etc…

    Boire, fumer, se droguer, bouffer au restaurant, jouer au casino est toléré… mais économiser suffisamment dans un projet à long terme tel une maison est interdit.

    C’est dommage.

  8. Pingback: Retour sur une expérience… | Ma vie au Canada

  9. Sarah says:

    je suis arrivée par hasard sur ce blog et je le trouve super intéressant toutes ces analyses sur la vie sociale. Mon voisin se concentre sur son livre de philosophie et quand je lui demande s’il va voter, il me parle de la météo…………. eh ben, c’était très enrichissant comme conversation! Déjà que la semaine dernière, il se plaignait de ne pas avoir d’amis……………

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